Pour une communication publique sans stéréotype de sexe

La Ville s'est engagée mardi dans la Convention pour une communication publique sans stéréotype de sexe, portée par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Jusqu'au 17e siècle, tous les noms de métiers exercés par des femmes étaient nommés au féminin (autrice, charpentière, doctoresse, enchanteresse, abbesse...). Ce sont des réformes de grammairiens et lexicographes qui ont imposé la règle du masculin qui l'emporte. Au 18 e siècle, le professeur Nicolas Beauzée justifie cette règle : "Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle"...

Accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions avec le sexe des personnes qui les occupent est l'une des dix recommandations de la Convention pour une communication publique sans stéréotype de sexe, portée par le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

La Ville s'est engagée mardi dans cette convention. Corinne Valls et Françoise Vouillot, membre du HCE, l'ont signée à l'Hôtel de Ville.

 

 

Télécharger le Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe

 

 

Les dix engagements de la convention :

 

  1. Éliminer toutes expressions sexistes
  2. Accorder les noms de métiers, titres, grades et fonctions
  3. User du féminin et du masculin dans les messages adressés à tous et toutes
  4. Utiliser l’ordre alphabétique lors d’une énumération
  5. Présenter intégralement l’identité des femmes et des hommes
  6. Ne pas réserver aux femmes les questions sur la vie personnelle
  7. Parler «des femmes» plutôt que de «la femme», de la «journée internationale des droits des femmes » plutôt que de la «journée de la femme» et des «droits humains» plutôt que des «droits de l’homme»
  8. Diversifier les représentations des femmes et des hommes
  9. Veiller à équilibrer le nombre de femmes et d’hommes
  10. Former les professionnel.le.s et diffuser le guide