Romainville hier

Les trois communes (Carte postale)
Retrouvez les moments-clés de l'histoire de Romainville : la seigneurie du XVII ème siècle, l'apparition de la classe ouvrière au XIX ème, la naissance de l’industrie chimique au XX ème siècle.

Les premières traces d’occupation du site de Romainville remontent à l’époque néolithique. Le squelette d’un homme néolithique est découvert dans la carrière des Molibous en 1845. Il devait vivre dans l’immense forêt qui constituait le paysage de ces temps reculés.
A la période gauloise, succéda l’occupation romaine en 53 avant JC dont on a retrouvé des traces nombreuses.
Au VII ème siècle, une dame, Ermenthrude, propriétaire du lieu, rédige son testament. Parvenu jusqu’à nous, il témoigne de la richesse des propriétaires d’alors, de l’organisation de la vigne, de l’exploitation agricole, de l’élevage bovin et du sort malheureux des serfs.


L’histoire de Romainville devient réellement précise à partir du XII ème siècle, date où le servage commence à disparaître et où les cultivateurs acquièrent peu à peu leur liberté. En 1326, les habitants obtiennent la suppression des « garennes royales », dont le gibier causait des dégâts aux vignes.

A partir du XVII ème siècle

Au 17 ème siècle, la seigneurie de Romainville est un fief important. Le château est construit en 1630 par Nicolas de Quelen et c’est en 1723 que ce superbe domaine devient la propriété de la famille du Maréchal de Ségur. Même la cour de France vient admirer ses splendeurs... tandis que les paysans élèvent aux alentours des bovins et cultivent les céréales et la vigne.
En 1726, on compte 400 habitants à Romainville, essentiellement des vignerons et des cultivateurs.
Sur l’actuelle commune des Lilas, appelée alors Bois de Romainville, on commence à organiser des fêtes, auxquelles succéderont des guinguettes. Ce lieu de plaisir attire des bourgeois de Paris et certains s’y installent.
Au milieu du 19 ème siècle un Romainville rural va cotoyer un Romainville industriel avec l'essor de plâtrières et des glaisières. Le paysage se transforme en raison de la volonté d’implanter loin de la capitale les industries sales et polluantes, la transformation des ordures ménagères, les abattoirs (besoin de nourrir le ventre de Paris), les cimetières...
Aux Bas-Pays, conjointement  au développement des grands axes de communication (route stratégique d'Allemagne, chemins de fer, canal de l'Ourcq), on assiste aux premières implantations industrielles à l'installation d'une classe ouvrière naissante. L'ancien bourg et le plateau des Grands-Champs  s'urbanisent à vive allure ; car c'est au tour des habitants de s’éloigner de Paris : capitale qui déborde de ses fortifications par sa croissance urbaine et démographique.  
Nombreux sont aussi ceux qui s’installent alors aux portes. Un noyau se forme à la limite de Romainville, formant ainsi la commune des Lilas.
Le boom démographique est décisif à la fin du siècle grâce au percement du métro qui permet les migrations pendulaires de la population ouvrière.

Le XX ème siècle

Le 20 ème siècle est marqué le développement de l’industrie pharmaceutique. La création des  abattoirs de la Villette, à la fin du Second Empire, impulse l’industrie chimique. S'installent  laboratoires et usines qui inventent et produisent des colles, des savons et des médicaments à partir d'os, de sang et de bas-quartiers d' animaux.
L’usine Carnine Lefrancq, dirigée par le docteur Fumouze, crée un fortifiant qui servira de banc d’essai au docteur Gaston Roussel, inventeur en 1920 du premier antianémique : l’Hémostyl. En 1929, l'UCLAF (Union Chimique des Laboratoires Associés Français) extrait des juments un sérum riche en folliculine.
En 1942, s’installe à Romainville  un centre de recherches pharmaceutiques ; naît alors le groupe Roussel-Uclaf, devenu par la suite Aventis et aujourd’hui le pôle Biocitech.
La Grande Guerre (1914-1918), sans occasionner de destruction, prélève un lourd tribut en vies humaines. On dénombre 188 morts au champ d’honneur, 55 disparus, 676 décès civils Durant la Seconde Guerre mondiale, des convois de patriotes et résistants partent du Fort de Romainville.

Le bombardement du 18 avril 1944 ébranle une partie de la ville en causant la mort de 38 personnes. 81 sont blessées. Les dégâts matériels sont importants : 50 immeubles sinistrés et 903 partiellement atteints.
Le problème de la reconstruction est prioritaire au lendemain de la Seconde guerre mondiale . L’O.P.H.L.M de Romainville voit le jour en 1954 et construit de nouveaux logements sociaux.
Ce sont les mal-logés, les expropriés de l’autoroute, les expulsés et les jeunes ménages qui vont majoritairement en profiter.
D’autres chantiers suivront, dont celui de la Cité Marcel-Cachin avec sa première pierre posée en 1958. La construction s’achève en 1963 avec 1128 logements. Après plus de 40 ans d’existence, elle fait l’objet aujourd’hui d’un vaste projet de renouvellement urbain intégrant le centre ville.


Adresse: 

Service des Archives Mairie de Romainville
Place de la Laïcité
93230 Romainville
Tél : 01 49 15 55 19
Courriel : archives@ville-romainville.fr

Ouverture: 

Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h (Sur rendez-vous pour les recherches longues)